Tant de richesses
                              à partager

Accès, découvrir, pratique
Se loger, se restaurer
Terroir et Gastronomie
Activités et Loisirs
Agenda
Contact

Accès, découvrir, pratique

Infos pratiques

La Lavande

une raison de vivre....

...que tant de force soit dans un parfum ne peut paraître exagéré qu'à ceux qui n'ont jamais eu à se réconforter l'âme en touchant l'âme d'une patrie Jean Giono

Giono ne s'était pas trompé en affirmant que la lavande était "l'âme de la Haute-Provence", aujourd'hui elle le demeure. Sur les sols calcaires, pauvres et brûlés par le soleil, cette plante à parfum est devenue le symbole d'un terroir et a forgé le Pays de Sault et lui a donné une identité particulière.

Venue sans doute de Perse ou des Canaries, la lavande pousse en Provence depuis des siècles. C'est là sur ces hautes terres de solitude qu'on la rencontre, là où le climat favorise la quintessence de ses propriétés.

Le royaume de la lavande ce fut d'abord nos collines et nos montagnes. C'est ainsi qu'elle a établi son territoire sur les pentes du Mont-Ventoux et de la montagne de Lure, mais également dans le Diois et les Baronnies. La cueillette de cette lavande naturelle se pratiquait depuis plusieurs siècles. En 1770 un arrêt du Parlement de Provence tente de réglementer les coupes de lavandes afin de protéger l’apiculture et c’est dans le même esprit que l’on retrouve une ordonnance des Consuls de Sault en date de l’année 1777 qui interdit « la coupe des fleurs de lavande et des plantes odoriférantes pour la sauvegarde des abeilles du terroir ».
La vente des fleurs bleues constituait une activité secondaire aux côtés d’activités traditionnelles comme la culture des céréales ou l’élevage, mais petit à petit les paysans prirent conscience que cette manne providentielle pouvait devenir encore plus rentable en entretenant les lavanderaies naturelles. De plus, la fumure naturelle des troupeaux pâturant au milieu de ces plantes aromatiques, favorisait  l’épanouissement de ces « baïasses » ou « badasses » (lavande en provençal).
Au fil des ans la cueillette prenait de l’importance et de véritables chantiers de « coupe » étaient organisés. Des distilleries itinérantes venant de Grasse étaient véhiculées avec des charrettes tirées par des mulets.

La demande en essence croît brusquement à la fin du XIXe siècle. Vers 1880 la maquette d’un nouvel alambic est conçue par M. Joseph Marie de Sault et dès 1884, la distillerie à vapeur fait son apparition. Dès le début des années 1900 la situation évolue rapidement ; la mise en culture de la lavande dans les zones pauvres est préconisée comme remède à l’exode rural et à l’abandon des montagnes.
Ainsi vers 1905 deux Saltésiens, les frères Marie ont l’idée de prélever de jeunes plants dans les lavanderaies naturelles pour les repiquer dans leur propriété située dans le val de Sault.
L’âge d’or de la lavande : C’est entre 1910 et 1914 qu’à commencé la « deuxième époque » de la lavande. Les parfumeurs de Grasse s’aperçoivent que la lavande de la région de Sault et de Lagarde donne une essence de qualité. Les acheteurs affluent, les courtiers se multiplient et c’est durant la décennie 1920 – 1930 qu’on assiste à une véritable fièvre de plantation. Ceci induit une profonde transformation du parcellaire cultural.

Pour la coupe, les gens du pays ne suffisent plus, on fait appel à de la main-d’œuvre étrangère, Italiens du Piémont surtout mais des aussi des Espagnols.
Entre 1925 et 1930, la technique de bouturage s'impose pour le lavandin, avec des sélections pour la recherche des plants offrant un meilleur rendement en essence et une meilleure résistance et adaptation aux terrains.

C'est également à cette période que sont concentrés les efforts sur la mécanisation et la modernisation de la culture. Monsieur Félix Eysseric de Nyons présente le premier prototype de coupeuse mécanique en 1952. La mécanisation de la coupe est une véritable révolution, à partir des années 1970 la coupe manuelle est totalement abandonnée. En 1995 Monsieur Christian Rey de Sault  invente la coupeuse automotrice et la même année on crée la distillerie du Claux du Puits à Saint Trinit, alimentée par des chaudières à gaz.

La période 1960 – 1980 marque la fin des années glorieuses. Les producteurs subissent tout au long de ces deux décennies l’interminable phénomène de « yoyo » des cours de l’essence. On constate que la lavandiculture entre résolument dans l’ère de la réalité économique contemporaine et qu’il sera de plus en plus compliqué d’assurer l’avenir de cette production spécifique.

Si l’avenir n’est pas tout bleu, les gens d’ici ont foi en leur pays et leur volonté montagnarde les incite à ne pas baisser les bras. Les hautes-terres se livrent en couleurs et en parfums, séduisantes et multiples, elles s’ouvrent à nos regards, à nos sens, à nos passions, à nos curiosités.

Ici, non content d’éclairer, le soleil éclabousse. Le vent est son complice, tous deux sont garants de cette lumière exceptionnelle qui inonde les champs de lavande.

Tiré en majeure partie de l'ouvrage "La Lavande, voyage au pays bleu" de Jean-Paul Bonnefoy, Editions A. Barthélemy, à la vente à l'Office de Tourisme, prix : 25 euros.



Logo de l'Office de Tourisme du Pays de SaultLogo de la Station VerteOffice de Tourisme de la Région de Sault Avenue de la Promenade 84390 SAULT Vaucluse Provence France - tél. +33(0)4 90 64 01 21 info@saultenprovence.com