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Après les Gorges du Verdon, les Gorges de la Nesque sont les plus spectaculaires de Provence, l’une des plus belles percées hydrogéologiques du midi. Un canyon grandiose et sauvage où se dressent de fantastiques rochers.
Les gorges de la Nesque se découvre sur la route en encorbellement (D942) qui relie Monieux à Villes-sur-Auzon. Jalonnée de tunnels et de belvédères, il est recommandé de s’arrêter à celui du Castelleras, face au majestueux Rocher du Cire, qui tire son nom des abeilles sauvages qui le peuplaient. Frédéric Mistral, accroché à des cordes en surplomb du précipice de 300 mètres, est d’ailleurs venu visiter ces ruchers sauvages. Il racontera son expédition dans le poème « Calendal » dont une partie du texte figure sur la stèle érigée en 1966 sur le belvédère.
La chapelle romane de Saint Michel de Anesca
Au fond des Gorges de la Nesque, en bordure du torrent, entièrement engagée sous un vaste surplomb rocheux, au-dessus duquel se trouvent deux autres abris sous roche occupés à l’époque préhistorique, la chapelle Saint Michel de Anesca (de la Nesque) est un édifice modeste mais intéressant par sa situation, son ancienneté (XIIe siècle) et son histoire. A l’intérieur est conservé un cippe votif gallo-romain qui a dû servir au moyen âge de support d’autel.
Elle fut entièrement restaurée en 1643, comme nous l’apprend l’inscription gravée sur le claveau central de la porte cintrée. On accède à ce lieu de pélerinage, encore fréquenté au XIXe siècle par deux sentiers : le premier à partir du plan d’eau de Malaval, le second, à partir du village de Monieux par le GR9.
Monieux_Les gorges de la Nesque à pied
Pour en savoir plus sur les gorges de la Nesque, l’Office de Tourisme propose à la vente un livre complet édité aux Alpes de Lumière 





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